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mercredi 21 octobre 2009

Les papillons Chausson et Gautier

Poème "Les papillons" de Théophile GAUTIER
sur une mélodie de Ernest CHAUSSON, tirée de l'Opus 2 (1879-1882), troisième des sept mélodies

Ernest Chausson (Paris, 20 janvier 1855 - Limay, 10 juin 1899), inhumé au cimetière du Père-Lachaise, est un compositeur français.
Théophile GAUTIER est un poète, romancier, peintre et critique d'art français, né à Tarbes le 31 août 1811 et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872 à 61 ans.

Texte du poème "Les papillons" de Théophile GAUTIER, extrait du recueil "Poèmes barbares".

Les papillons couleur de neige
Volent par essaims sur la mer;
Beaux papillons blancs, quand pourrai-je
Prendre le bleu chemin de l'air?

Savez-vous, ô belle des belles,
Ma bayadère aux yeux de jais,
S'ils me voulaient prêter leurs ailes,
Dites, savez-vous où j'irais?

Sans prendre un seul baiser aux roses
A travers vallons et forêts,
J'irais à vos lèvres mi-closes,
Fleur de mon âme, et j'y mourrais.











lundi 19 octobre 2009

Le Charme Chausson et Sylvestre Opus 2, numéro 2

Poème "Le charme" de Armand SYLVESTRE sur une mélodie de Ernest CHAUSSON, tirée de l'Opus 2 (1879-1882), deuxièmes des sept mélodies

Ernest Chausson (Paris, 20 janvier 1855 - Limay, 10 juin 1899), inhumé au cimetière du Père-Lachaise, est un compositeur français.
Paul-Armand Silvestre, né à Paris le 18 avril 1837 et mort à Toulouse le 19 février 1901, est un écrivain, poète, conteur, librettiste et critique d'art français.

Texte du poème "Le charme" de Armand SILVESTRE, extrait du recueil "Chansons des heures".

Quand ton sourire me surprit,
Je sentis frémir tout mon être,
Mais ce qui domptait nous esprit,
Je ne pus d'abord le connaître.

Quand ton regard tomba sur moi,
Je sentis mon âme se fondre,
Mais ce que serait cet émoi,
Je ne pus d'abord en répondre.

Ce qui me vainquit à jamais,
Ce fut un plus douloureux charme;
Et je n'ai su que je t'aimais,
Qu'en voyant ta première larme.










dimanche 18 octobre 2009

Nanny - Chausson et LECONTE DE LISLE

Poème "Nanny" de Charles LECONTE DE LISLE sur une mélodie de Ernest CHAUSSON

Ernest Chausson (Paris, 20 janvier 1855 - Limay, 10 juin 1899), inhumé au cimetière du Père-Lachaise, est un compositeur français.
Charles Marie René Leconte de Lisle (1818 - 1894) est un poète français de la seconde moitié du XIXe siècle.
 
Texte du poème "Nanny" de Charles LECONTE DE LISLE, extrait du recueil Poèmes antiques, 
opus 2, sept mélodies - 1879-1882.


Bois chers aux ramiers, pleurez, doux feuillages,
Et toi, source vive, et vous, frais sentiers;
Pleurez, ô bruyères sauvages,
Buissons de houx et d’églantiers!

Du courlis siffleur l’aube saluée
Suspend au brin d’herbe une perle en feu;
Sur le mont rose est la nuée;
La poule d’eau nage au lac bleu.

Pleurez, ô courlis ; pleure, blanche aurore;
Gémissez, lac bleu, poules, coqs pourprés;
Vous que la nue argente et dore,
O claires collines, pleurez!

Printemps, Roi fleuri de la verte année,
O jeune Dieu, pleure ! Eté mûrissant,
Coupe ta tresse couronnée;
Et pleure, Automne rougissant!

L’angoisse d’aimer brise un cœur fidèle.
Terre et ciel, pleurez ! Oh ! que je l’aimais!
Cher pays, ne parle plus d’elle:
Nanny ne reviendra jamais!

jeudi 15 octobre 2009

Chanson perpétuelle Opus 37 CROS CHAUSSON

 Poème "Chanson perpétuelle" de Charles CROS sur une mélodie de Ernest CHAUSSON, Opus 37
Chant: Laurence BOULANGER - Piano: Isabelle HENAFF
 
Ernest CHAUSSON (Paris, 20 janvier 1855 - Limay, 10 juin 1899), inhumé au cimetière du Père-Lachaise, est un compositeur français. 
Charles CROS (Fabrezan, Aude, 1er octobre 1842 – Paris, 9 août 1888) est un poète et inventeur français. 
 
Texte du poème "Chanson perpetuelle" de Charles CROS.
Bois frissonnants, ciel étoilé
Mon bien-aimé s'en est allé
Emportant mon cœur désolé.
 
Vents, que vos plaintives rumeurs,
Que vos chants, rossignols charmeurs,
Aillent lui dire que je meurs.
 
Le premier soir qu'il vint ici,
Mon âme fut à sa merci;
De fierté je n'eus plus souci.
 
Mes regards étaient pleins d'aveux.
Il me prit dans ses bras nerveux
Et me baisa près des cheveux.
 
J'en eus un grand frémissement.
Et puis je ne sais plus comment
Il est devenu mon amant.
 
Je lui disais: "Tu m'aimeras
Aussi longtemps que tu pourras."
Je ne dormais bien qu'en ses bras.
 
Mais lui, sentant son cœur éteint,
S'en est allé l'autre matin
Sans moi, dans un pays lointain.
 
Puisque je n'ai plus mon ami,
Je mourrai dans l'étang, parmi
Les fleurs sous le flot endormi
 
Sur le bord arrivée, au vent
Je dirai son nom, en rêvant
Que là je l'attendis souvent
 
Et comme en un linceul doré,
Dans mes cheveux défaits, au gré
Du vent je m'abandonnerai.

Les bonheurs passés verseront
Leur douce lueur sur mon front,
Et les joncs verts m'enlaceront.

Et mon sein croira, frémissant
Sous l'enlacement caressant,
Subir l'étreinte de l'absent.